
Fr Kurt Messick (Amazon.com: Reviewed in the United States on July 6, 2026)
Future imperfect
Future imperfectC'est un livre intrigant. Il se lit presque comme un livre de science-fiction uchronique. Et si Rome n'était pas tombée à l'époque ? Mais ce n'est vraiment pas de la science-fiction. Par certains aspects, il se lit comme un texte gnostique ou le texte scripturaire d'une autre terre ou d'une autre tradition, et s'appuie largement sur des allusions bibliques – même le titre se distingue, étant le titre de l'une des épitaphes du Nouveau Testament. Mais ce n'est pas un texte religieux non plus.
Au cœur du livre se trouve une lettre de Galatie, une province romaine, qui contient une prophétie concernant un empereur mourant et trois hommes qui le sauveront. Les figures clés de Vicena, Rinaldo et Danilo ont des histoires qui s'entrelacent de manière mystérieuse. On a l'impression que le destin ou une force divine les pousse à certains moments, mais à d'autres, ils semblent à la dérive. Rinaldo en prison, Danilo dans des conditions tout aussi mauvaises dans l'armée, des scénarios qui semblent sans espoir et qui pourtant laissent place à l'espoir.
L'empereur est malade. Dans cette version moderne de la ville éternelle (qui a apparemment été à la hauteur de son nom), l'empereur est une figure vénérée bien qu'encore humaine ; les anciens personnages désespérés cherchent leur gloire et leur fortune au centre de l'empire, la ville de Rome, en devenant étudiants en médecine, espérant guérir les maux qui les ont affligés ainsi que leur entourage, et se trouvent, sans trop le vouloir, impliqués dans des complots qui les dépassent. Leur volonté de guérir l'empereur n'est pas toujours un processus direct et intentionnel, et les choses ne se déroulent pas non plus pour aucun des trois hommes comme ils l'avaient prévu pour eux-mêmes.
Un autre personnage, Jose Alkorta, joue un rôle clé dans la mise en place des situations dont les guérisseurs ont besoin, mais il est lui-même victime d'un acte malveillant et d'une dissimulation. On pourrait penser que plus les choses changent, plus elles restent les mêmes, même dans les univers uchroniques. Alkorta est ministre d'État, chargé de l'éducation (on ne penserait pas que c'est un poste digne d'un assassinat, mais quand on est à Rome...). Cependant, l'influence d'Alkorta ne s'arrêtait pas là, comme le prouvera plus tard dans l'histoire une rencontre énigmatique avec sa peinture.
L'intrigue est complexe et imbriquée de manière intrigante, mais pour le lecteur attentif, il y a un développement intéressant des idées. Les descriptions de Kazic sont pleines de détails et claires ; l'impact sensoriel et émotionnel des événements, des vues et des personnes est immédiatement apparent dans le récit. La fin s'inscrit dans la même veine que l'histoire – alors qu'il y a quelque chose d'éternel à propos de Rome et de l'empire, il n'en va pas de même pour les personnes impliquées, même celles qui accomplissent une prophétie.

Daniel Jolley (Amazon.co.uk: Reviewed in the United Kingdom on September 13, 2005)
Un roman merveilleusement profond et captivant
L'Empereur des Galates est un roman d'une profondeur désarmante qui fonctionne sur plusieurs plans. Même après une seconde lecture, je ne suis pas sûr d'avoir une compréhension parfaite du roman dans son ensemble, avec son traitement allégorique du bien et du mal, mais c'est vraiment un roman captivant. Le cadre est des plus inhabituels, puisqu'il se déroule dans un Empire romain moderne, une sorte de monde souterrain où des aspects d'autrefois coexistent avec la technologie moderne. La situation sociopolitique de Rome et de ses provinces de seconde zone ajoute de la complexité à une histoire édifiante dotée d'une qualité presque mythique.
Le roman tourne en grande partie autour de quatre individus. Jose Alkorta, ministre de l'Éducation, entre en possession de documents apparemment galates qui indiquent que trois jeunes hommes viendront à Rome et guériront l'empereur Bonifacio de sa récente maladie. Bien qu'Alkorta soit secrètement un Galate de naissance, il est incapable de traduire aucun des documents à l'exception de la lettre d'accompagnement qui s'y trouvait. Pourtant, il fait sa part pour ouvrir la voie à ces jeunes hommes afin qu'ils se rendent dans la ville, sollicitant même l'aide fortuite du sévère ministre de la Sécurité, Vicena. Le vecteur de l'arrivée des étrangers est la nouvelle université de Rome, une école qui sera le principal héritage d'Alkorta. Les jeunes hommes ne se connaissent pas, bien qu'ils se croisent de manière significative à plusieurs reprises. Danilo est un soldat chargé d'assurer la libération d'un Rinaldo innocent d'une prison notoire, et tous deux finissent par s'inscrire dans la nouvelle école de médecine de Rome. Ces deux jeunes hommes sont les pions d'un éventail étourdissant de forces, comprenant Alkorta, Vicena, et apparemment celles du Destin et de la prophétie elles-mêmes. De son côté, le suspect Vicena est bien décidé à découvrir ce que ces jeunes hommes manigancent. Avec le temps, Danilo et Rinaldo trouvent tous deux des emplois utiles et commencent à converger vers une mission commune à l'insu de l'un et de l'autre. Rinaldo se retrouve guidé vers un entrepôt d'informations et une substance scientifiquement intrigante qui pourrait bien détenir la clé de la stabilité future de Rome - et Danilo en vient à détenir la clé de l'avenir de Rinaldo.
Il y a une qualité extraordinairement humaine chez ces personnages et dans leurs situations. Plusieurs d'entre eux cachent leurs véritables origines provinciales dans une Rome métropolitaine qui accueille les étrangers mais ne les embrasse pas vraiment. Rinaldo fait face à un certain nombre de luttes humaines - ayant tout perdu, vraiment, lorsqu'il a subi une incarcération injuste, son séjour romain le soumet à des problèmes émotionnels tels que l'amour et la perte, la peur, le devoir, et tout simplement un désir général de bonheur et d'épanouissement. Danilo a lui-même été sauvé d'une situation potentiellement dangereuse au sein de son unité militaire avant de s'embarquer dans une vie d'étudiant civil dans la grande ville, et il lutte initialement pour trouver une place qui lui convienne dans cette nouvelle vie qui lui a soudainement été accordée. Alkorta, cependant, est le personnage le plus intrigant de tous, un leader doté d'un passé mystérieux et de secrets insoupçonnés qui émergent lentement au fil de l'histoire.
L'Empereur des Galates a été initialement publié en Allemagne en 1993 et est le premier des trois romans de l'auteur Mihajlo Kazic à être publié en anglais. Ce n'est pas comme lire un roman d'un écrivain né en Amérique, en particulier en ce qui concerne le style d'écriture de l'auteur. Les personnages font parfois des déclarations plutôt que de simplement parler, le flux de l'écriture semble parfois un peu inconstant, et tout le milieu culturel de l'histoire a une sensation étrangère. Je ne veux pas dire qu'il s'agit de faiblesses, cependant, car elles ont en fait piqué mon intérêt encore plus et ont fait de cette lecture une expérience bien plus distinctive qu'elle n'aurait pu l'être autrement. L'Empereur des Galates est vraiment un livre fascinant - en partie parce qu'il est « différent » (dans le bon sens du terme) et reflète une perspective culturelle qui diffère quelque peu de la mienne. Le respect de Kazic pour les mots et leur pouvoir se manifeste haut et fort, car il possède la capacité de communiquer beaucoup en seulement quelques mots. L'Empereur des Galates n'est pas seulement un roman ; c'est une expérience de lecture qui restera gravée en moi pendant un certain temps.

R. Schwartz (Amazon.com: Reviewed in the United States on August 9, 2005)
A Man & His Noble Cause - Empty, Expendable. Teleological Beyond Human Futility?
I enjoyed this novel very much and recommend this book for the person who enjoys contemplative efforts. It is the kind of book that needs to be meditated on and goes far beyond the niceties of a mere entertaining novel. The story itself took me a couple of nights sleep to sink in to attempt to see the forest from the trees, the realism from the fantasy, from the nonfiction from the fiction and this book is apropos for the violence, the wars, the so called noble causes of humanity which have far more significant meanings in human existence than just reading a mere novel of entertainment with the hero's victory, the writer's box office smash and the happily ever after desires of story pleasure. The very pleasure principle of Freud is the result of repression of the realty principle and yet is that all we have? Is Sartre's nausea all there is in a meaningless void? Or is there despite our most grueling and empty life, a life full of higher meaning even so in the very death of our lives as we fight for such noble cause with war and bloodshed that in realty only benefit evil and futile cause of more powerful men in the chain of command in human existence? Despite such utter futility, we may still look to God at the end and pray not only for our souls but for the very souls of all humans, animals and life itself.Hear are the heroes and higher purpose which in realism, act in contradiction in the existential angst of futility and yet somewhere in higher meaning beyond the logic of religious absolutism and the empty blind patriotism of nationalistic pride, the distant noble hope still lives in subjectivity. As if in hope, there is really only the the Freudian repression of realty in the desires of man which hide in the existential realism of life's empty meaning, the void of emptiness. And yet what if there is some higher teleological meaning? An even much higher noble purpose which exists out of the sight and logistic understanding of man and his so called higher purpose of religious dogmatism and nationalistic pride?. As the madness of quantum physics, which defy all Newtonian logic, in reality still exist in organized structure far beyond the physicists insight and understanding, as the very hope of man, despite the futile existential void, exists in the interdependence of a transpersonal reality, a web of relational links which exist in both subjective and objective meanings, in both individual and collective subjective values and empirical realty beyond human empiricism into the very hope that man exhibits despite all meaninglessness of his human goals? And here is one of our heroes, who despite the tortures of his individual life, the cruelties of the leaders, the frailties of the body, the sadism of fellow travelers, stills "sees" the beauty of higher purpose and religious value in subjective being far beyond empirical science and political mathematics. So here is our end. Do we rest in ignorance, hiding in the certitude's of man made securities and answers. Or do we vomit in existential emptiness and cold painful menace? Or do we venture beyond both in a transpersonal or in an integral psychology of multiplicities where diversities, despite contradictions, rest in an interdependence of relational wholeness beyond human understanding which in essence is the religious hope and higher meaning of uncertainty and faith?I recommend this book, mostly for the contemplator, the thinker, the realist and yet the one who can walk in what seems meaninglessness, in the desert without the water and yet "know" without sight, rest without rescue in the ambiguity of vision which exhalts higher and profound depths of being, stripping the surfaces of majority in superficial existence.